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James Bond Casino Royale :Bond joue sa dernière carte



  • Résumé :

James Bond est envoyé au casino de Royale-les Eaux, en France, afin d’identifier et éliminer un agent russe du SMERSH baptisé » Le Chiffre » en provoquant sa faillite à la table de Baccara. Malheureusement pour l’agent, dès son arrivée, sa couverture semble être compromise et ce n’est pas le tirage des cartes qui va lui faciliter les choses, loin de là.

  • Critique :

Je mentirais en disant que je suis un grand fan de James Bond, en tout cas pas de l’actuel. Non, l’acteur que je considère comme étant LE James Bond est Pierce Brosnan, mais c’est très probablement parce que j'ai grandi avec les films de cet acteur. D’ailleurs, «Meurs, un autre jour", est le dernier James Bond que j’ai vu au cinéma (j'ai vu tous les sivants à la télé.). Mon dieu, c’était en 2002 !


Quand j’ai vu la publication de l’adaptation en comics du Roman Casino royale (le premier James bond) j’ai voulu tenter l’aventure pour voir si un retour aux sources serait susceptible de me plaire et globalement je peux dire que ça a fonctionné.

La première chose qui m’a frappé, c’est la différence avec le personnage que nous pouvons voir au cinéma ! Dans les films, James Bond est extrêmement sûr de lui, arrogant à souhait, très séducteur, pas toujours discret, c’est un homme d’action et il est équipé d’une multitude de gadgets. Hors ici, mis à part son côté dragueur et une confiance en lui bien amoindrie, on ne retrouve rien de tout ça ! Ça m’a vraiment perturbé au début de ma lecture.

Je pense que cette différence est grandement due au fait que Ian Fleming ait écris ce roman en 1952 et que ce Bond représente alors l’idée qu’on se faisait d’un agent secret à cette époque : un homme beau, plutôt confiant et discret. Hollywood est également passé par là et je pense que maintenant nous sommes tous au point quant à leur subtilité lorsqu’il s’agit d’adapter une œuvre et la faire évoluer avec le temps. D’un autre côté, je doute qu’un James Bond produit en 2021 avec cette version du personnage fasse un grand carton, probablement trop calme et trop peu extravagant.

Malgré tout, cette adaptation est très intéressante pour quelqu’un qui chercherait à lire un très bon polar à l’ancienne ou une bonne intrigue l’emporte sur le reste et c’est comme ça que j’ai très vite fini par le prendre. Le scénario avance à un rythme plutôt tranquille, emmené par des personnages intéressants qui pour la plus part ne font que passer, et ce, peu importe leur camp. Seuls l'assistante de Bond (qui se prend des réflexions bien misogynes au passage) et le big bad sont récurrents.

Mis à part quelques réflexions extrêmement arriérées sur les femmes, il est difficile de se rendre compte que ce récit ait été écrit dans les années 50 et nous devons ça au formidable travail de Van Jensen et Dennis Calero qui ont trouvé de très bonnes idées pour retranscrire au mieux ce qui se passe grâce à des encarts narratifs additionnels montrant les analyse de Bond sur ce qui l’entoure et son évaluation du danger. J’ai adoré ces ajouts qui modernisent pas mal cette oeuvre.

Graphiquement les codes du polar son là, les jeux d’ombres et de lumière sont utilisés massivement pour rendre les personnages ou les lieux le plus mystérieux possible et la colorisation très minimaliste vient apporter un côté rétro, très réussi.

  • Conclusion :

James Bond: Casino Royale est un titre que je proposerais sans souci à un lecteur habitué aux œuvres de ED Brubaker, même si le rythme n’est pas le même, le plaisir est tout à fait égal. En tout cas, j’ai passé un très bon moment.

Par contre si vous êtes un grand fan des films récents sur l’agent secret vous risquez de vous ennuyer ferme.


Thomas.

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POINTS FORTS :

- Scénario bien mené

- Excellent polar

- Des encarts narratifs très intéressants

- Style graphique très sympa qui colle parfaitement au récit


POINTS FAIBLES :

- Un James Bond manquant de charisme

- Des propos très arriérés sur les femmes (récit écrit en 1952)



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